30/6/2026

À un jour du 1er juillet, vous n'avez toujours pas trouvé de logement ? Voici les ressources et les démarches à connaître

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Initiative de journalisme local
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COURRIEL
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Vous n’avez toujours pas trouvé d’appartement à la veille du grand déménagement ? Des ressources existent pour vous accompagner, éviter de vous retrouver sans toit et faire valoir vos droits. Voici les principales démarches recommandées par les organismes qui interviennent sur le terrain.

Premier réflexe : appeler le 311

Pour les intervenants, le conseil est unanime : il ne faut pas attendre le dernier moment. « Quelqu'un qui n'a toujours pas trouvé de logement aujourd'hui doit composer le 311 pour avoir accès à nos services. Le plus tôt nous sommes en mesure d'accompagner les ménages, le mieux c'est », indique la directrice du Service des communications de l'Office municipal de l’habitat de Montréal (OMHM), Valérie Rhême, dans une réponse transmise à notre rédaction.

L'appel permet d'être dirigé vers le Service d'aide à la recherche de logement, qui peut accompagner les ménages dans leurs démarches et, lorsque nécessaire, leur donner accès à des mesures d'urgence.

Le Front d’action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) formule la même recommandation. « À Montréal, on invite les gens à contacter le plus tôt possible le 311 afin d'être redirigés vers les bonnes ressources. S'ils ne reçoivent pas d'aide, ils peuvent ensuite communiquer avec le FRAPRU ou leur comité logement local », souligne Mme Lussier.

Des aides souvent méconnues

Au-delà de l'hébergement temporaire, plusieurs mesures demeurent peu connues.

L'OMHM rappelle que les ménages peuvent notamment bénéficier d'un accompagnement personnalisé, d'une aide à l'entreposage de leurs biens et d'une aide au déménagement. Cette année, un nouveau partenariat permet également de faire garder temporairement les animaux de compagnie des ménages hébergés, un obstacle qui empêchait parfois certaines personnes d'accepter une solution d'urgence.

L'organisme met aussi à la disposition du public un outil de recherche de logements disponibles sur le marché privé, accessible sur son site Web.

Connaître ses droits

Les deux organisations insistent également sur l'importance de consulter un comité logement avant de signer un document ou de quitter un logement à la suite d'une reprise ou d'une éviction. « Beaucoup de locataires ne connaissent pas les comités logement », souligne l'OMHM, qui recommande de s'y adresser pour obtenir de l'information sur les droits des locataires et les recours possibles.

Le FRAPRU rappelle que plusieurs ménages vivent des situations de discrimination lors de leur recherche, notamment les personnes immigrantes, racisées ou à faible revenu. Dans un marché très concurrentiel, certains acceptent aussi des demandes illégales, comme des dépôts de garantie, par crainte de perdre le seul logement disponible.

Des solutions d'urgence... mais pas à long terme

Pour le FRAPRU, les mesures mises en place par les municipalités sont indispensables afin d'éviter que des ménages ne basculent dans l'itinérance.

« Ces mesures sont nécessaires, mais elles restent un plaster sur un plus gros bobo », estime Catherine Lussier. L'organisme plaide notamment pour davantage de logements sociaux, un meilleur contrôle des loyers et un registre obligatoire des loyers afin de préserver l'abordabilité à long terme.

En attendant, les intervenants lancent le même message aux ménages toujours à la recherche d'un logement : demander de l'aide rapidement plutôt que d'attendre le 1er juillet. Plusieurs ressources existent, mais elles peuvent intervenir plus efficacement lorsqu'elles sont sollicitées avant que la situation ne devienne une urgence.

Pourquoi autant de ménages ont encore besoin d’aide ?

Si les organismes insistent autant sur l'importance de demander de l'aide rapidement, c'est que la crise du logement continue de toucher durement les ménages à faible revenu.

À Montréal, le taux d'inoccupation atteint désormais 3,1 %, mais cette amélioration ne profite pas à tout le monde. « Ce qu'on remarque beaucoup sur le terrain, c'est vraiment le manque d'abordabilité de ce qui est offert sur le marché. Il y a plus de logements disponibles, mais ce sont surtout les logements les plus chers qui sont offerts à la location », résume Catherine Lussier. Les quartiers pauvres demeurent très affectés par la crise. À Saint-Michel par exemple, 79 % de ménages étaient locataires en 2020, et plus du tiers consacraient une part élevée de leurs revenus au loyer.  

Selon des données transmises à La Converse par l'OMHM, 720 demandes d'aide avaient été traitées au 28 juin, contre 796 à la même période l'an dernier. L'organisme accompagnait encore 226 ménages dans leurs démarches de relogement et 54 étaient déjà hébergés temporairement.

L'OMHM estime que 64 ménages montréalais seront sans logement au 1er juillet. Dix autres devaient intégrer un hébergement temporaire entre le 28 juin et le jour du déménagement. L'organisme considère toutefois que ce portrait est désormais relativement stable, les besoins étant généralement bien recensés à ce stade de l'année.

À l'échelle du Québec, la Société d'habitation du Québec recensait, quelques jours plus tôt, 3 186 ménages ayant demandé de l'aide pour trouver un logement, dont 144 déjà hébergés temporairement.

Les personnes seules et les familles monoparentales demeurent les plus touchées, selon le FRAPRU et l'OMHM.

L’actualité à travers le dialogue.
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